Qui est Vishnu ? Le Dieu préservateur

Vishnu est l’un des principaux dieux de l’hindouisme, considéré comme le conservateur de l’univers dans la triade (ou Trimurti) qui comprend également Brahmā (le créateur) et Shiva (le destructeur).

Lakshmi, la déesse de la fortune et de la beauté, est l’épouse de Vishnu et est souvent représentée à ses côtés.

Dans le Rigveda, Vishnu est mentionné, mais n’a pas l’importance et la prééminence qu’il acquiert dans les textes ultérieurs. Dans ces hymnes védiques, Vishnú est principalement connu pour ses trois pas ou « trois foulées » avec lesquels il mesure le cosmos. Bien qu’il soit un dieu important dans le Rigveda, son rôle est mineur par rapport à d’autres divinités comme Indra, Agni et Varuna.

C’est dans les Puranas que Vishnu est élevé au rang de dieu suprême au sein de la Trimurti, la trinité hindoue. En outre, les Puranas introduisent le concept des « avatars » de Vishnu : des incarnations divines qu’il prend pour descendre dans le monde et restaurer le dharma ou l’ordre cosmique lorsqu’il est menacé.

Dans cet article, nous allons détailler en profondeur la signification du Seigneur Vishnu. Nous parlerons également de ses avatars, du culte qui lui est rendu, de certains de ses mantras et des fêtes qui lui sont associées.

Symboles du dieu Vishnu

Símbolos asociados al dios Vishnú y su significado espiritual.

Dans l’hindouisme, les dieux sont représentés par un grand nombre de symboles. Ces symboles ne sont pas de simples ornements. Ils cachent des enseignements spirituels profonds qui servent de guide aux fidèles sur le chemin de la liberté ou de la paix intérieure. Dans cette section, nous analyserons les différents symboles appartenant à l’iconographie de Vishnu et les significations qui sont généralement associées à chacun d’entre eux :

Les quatre bras

Les quatre bras de Vishnu symbolisent son omnipotence et son omniprésence. Dans chacune de ses quatre mains, il porte un objet différent. Chacun de ces objets recèle en lui-même de profonds enseignements spirituels. Les quatre symboles que Vishnu porte habituellement sont le Shankha (conque), le Sudarshana Chakra (disque), le Gada (sceptre ou masse) et le Padma (fleur de lotus)

Shanka (conque)

Le Shankha ou conque est un symbole emblématique de l’hindouisme, particulièrement associé au dieu Vishnu.

Il représente le son primordial à partir duquel la création a émergé. Dans la cosmologie hindoue, on croit qu’avant la création, il n’y avait que le son « Om« , et le Shankha émet un son qui ressemble à ce mantra primordial. En soufflant dans le Shankha, on invoque le son divin et on établit un lien avec l’éternel et l’immortel. C’est un appel à la divinité et à l’élévation spirituelle.

Associé à Vishnu, le Shankha symbolise la pureté et l’auspice. Vishnu est le gardien du dharma (ordre cosmique) et du bien-être de l’univers. En portant le Shankha, Vishnu fait appel aux pouvoirs divins pour maintenir l’équilibre et l’harmonie dans le monde. Il rappelle qu’en dépit du chaos et de la destruction, l’ordre sera toujours rétabli.

En outre, la forme en spirale du Shankha représente l’infinité du cosmos et le cycle continu de la naissance, de la vie et de la mort. La spirale peut être considérée comme une métaphore de l’évolution spirituelle de l’âme, qui progresse sur un chemin ascendant vers la libération finale ou moksha.

Dans les rituels et les cérémonies hindous, le Shankha est utilisé pour initier et conclure les cérémonies. Ce faisant, il purifie l’environnement, chassant les énergies négatives et attirant les vibrations positives. Il est le symbole de la protection divine et est considéré comme une amulette contre le mal.

Sudarshana Chakra ou disque

Le Sudarshana Chakra est un disque tournant, aux bords tranchants, qui est considéré non seulement comme une arme, mais aussi comme un symbole du pouvoir divin et de l’ordre cosmique

Littéralement,« Sudarshana » se traduit par « vision propice » et « Chakra » signifie « roue » ou « disque« . Par conséquent, au-delà d’une simple arme, le Sudarshana Chakra symbolise également la capacité divine de voir au-delà de l’évidence, de percevoir la vérité ultime et d’éliminer l’ignorance. C’est un instrument qui traverse l’illusion et nous montre la réalité telle qu’elle est.

Dans la mythologie, ce disque a été utilisé par Vishnu à de nombreuses reprises pour vaincre les démons et protéger le dharma (l’ordre cosmique). Sa nature tournoyante, qui se déplace rapidement et avec précision, symbolise la capacité du dieu à être partout à la fois, à être omniprésent et à rétablir l’équilibre chaque fois que cela est nécessaire.

À un niveau plus profond, le chakra représente le cycle éternel de la vie, de la mort et de la réincarnation, nous rappelant l’impermanence de l’existence et la nécessité de se libérer (moksha) de ce cycle. La nature tournante du chakra peut être interprétée comme le samsara, le cycle continu de naissance et de renaissance que tous les êtres connaissent jusqu’à ce qu’ils atteignent la libération.

Il représente également la purification. Tout comme un chirurgien utilise un scalpel pour éliminer une maladie, Vishnú utilise son chakra pour éliminer le mal et restaurer la pureté. C’est une manifestation du pouvoir divin qui préserve, protège et, si nécessaire, détruit pour maintenir l’équilibre de l’univers.

Gada (masse)

Le Gada est la masse ou le sceptre généralement porté par Vishnu. Elle est appelée « Kaumodaki » et, comme d’autres attributs de Vishnou, elle est porteuse d’un profond symbolisme et de multiples interprétations.

  • Symbole de pouvoir et d’autorité: Dans de nombreuses cultures, un sceptre ou une masse est un emblème de l’autorité royale ou divine. Le Gada représente le pouvoir et l’autorité inégalés de Vishnu sur la création. Il rappelle son rôle de conservateur de l’univers et sa capacité à maintenir le dharma ou l’ordre cosmique.
  • L’élimination des obstacles et du mal : En tant qu’arme, le Gada symbolise également la capacité de Vishnú à vaincre et à détruire les forces du mal et de l’ignorance. Elle représente la force avec laquelle le dieu affronte et élimine les adversités qui perturbent l’harmonie du cosmos.
  • Manifestation d’énergie concentrée : Par son poids et sa forme, le Gada est une arme à énergie concentrée qui peut être utilisée aussi bien pour détruire que pour établir l’ordre. Symboliquement, il peut être interprété comme l’énergie concentrée ou tapas que les pratiquants spirituels accumulent par la méditation et d’autres actes de dévotion.
  • Représentation de la connaissance spirituelle : Dans certaines interprétations, le Gada est considéré comme un symbole de la connaissance spirituelle qui peut vaincre l’ignorance. Tout comme la masse peut écraser tout obstacle sur son chemin, la vraie connaissance peut vaincre la confusion et l’illusion (maya).

Padma (Lotus)

La fleur de lotus, dont le nom sanskrit est padma, est l’un des symboles hindous et bouddhistes par excellence et apparaît constamment dans l’iconographie des différentes divinités. Vishnu est généralement représenté avec un lotus dans l’une de ses quatre mains. C’est la signification spirituelle que l’on attribue généralement au lotus :

  • Pureté et transcendance: Le lotus pousse dans des eaux boueuses et, malgré ses origines, s’épanouit pur et sans tache à la surface de l’eau. Cette caractéristique unique en fait un symbole parfait de pureté, de renaissance et de transcendance. Comme le lotus, Vishnu représente la transcendance par rapport aux impuretés du monde matériel et à l’esclavage du samsara (cycle de la naissance, de la mort et de la réincarnation).
  • Création et origine cosmique: Dans l’hindouisme, le lotus symbolise également la création. On dit que le dieu Brahma, créateur de l’univers, est né d’un lotus sorti du nombril de Vishnu. Cette association renforce l’idée du lotus comme origine de la vie et de la manifestation cosmique.
  • L’évolution spirituelle: La progression du lotus, de la boue à la surface de l’eau où il s’épanouit, est une métaphore de l’évolution spirituelle de l’individu. De l’ignorance et de la matérialité (représentées par la boue) à l’illumination et à la réalisation spirituelle (la fleur qui s’épanouit).
  • Beauté et prospérité : Outre sa signification spirituelle, le lotus est également un symbole de beauté, de prospérité et de fertilité. Vishnu est souvent associé à la préservation et au bien-être de l’univers, et le lotus complète cette idée en représentant l’abondance et la richesse sous toutes ses formes.

Shesha

Vishnú es representado con la serpiente Shesha.

Shesha, également connu sous le nom d’Ananta (qui signifie « sans fin » ou « éternel » en sanskrit), est un serpent primordial à mille têtes qui joue un rôle important dans la mythologie hindoue, en particulier en relation avec le dieu Vishnu.

  • L’éternité et l’infini: Comme son nom l’indique, Ananta représente l’éternel et l’infini. Lorsque Vishnu repose sur lui, ce serpent incarne l’éternité du temps et l’immensité de l’univers, rappelant constamment l’infinité du cosmos et la perpétuité divine.
  • Soutien cosmique: Dans les représentations traditionnelles, Shesha tient Vishnu, symbolisant le soutien fondamental de l’univers. Dans la philosophie hindoue, l’univers tout entier est censé être soutenu par les énergies divines, et Shesha agit comme une métaphore de ce soutien cosmique essentiel.
  • Cycles de création et de destruction: On dit que lorsque l’univers s’achève dans le cycle cosmique, seul Shesha subsiste, témoignant de la dissolution puis de la recréation de l’univers. Shesha symbolise ainsi le cycle incessant de création, de préservation et de destruction qui régit le cosmos.
  • Leserpent, gardien et protecteur: Les multiples têtes de Shesha, souvent représentées avec des capuchons déployés, indiquent également la protection. Alors que Vishnu se repose, Shesha le protège et veille sur lui, symbolisant la protection divine et la sauvegarde de l’équilibre cosmique.
  • Représentation de l’énergie Kundalini: dans le yoga, le serpent est un symbole de l’énergie Kundalini, une force primordiale qui réside à la base de la colonne vertébrale. Shesha, étant un serpent, peut également être interprété comme une représentation de cette énergie vitale et primordiale.

Tilaka

Les dévots Vaishnava, qui vénèrent Vishnu et ses différentes incarnations (comme Krishna et Rama), portent un Tilaka, qui est vertical et se compose généralement de deux lignes verticales avec une ligne ou une marque au milieu. Cette forme est censée représenter le pied de Vishnu et sa demeure, Vaikuntha. Les matériaux couramment utilisés pour cette Tilaka sont l’argile de la rivière Yamuna ou la pâte de bois de santal.

Parfois, Vishnu lui-même est représenté portant l’une de ces marques sur son front. Ce Tilaka spécifique, connu sous le nom d‘ »Urdhva Pundra« , est une marque distinctive en forme de « V » ou de deux lignes verticales avec une ligne horizontale ou une marque au milieu.

Ce signe peut être interprété de plusieurs manières :

  • Représentation de Vishnu: La forme en « V » ou les deux lignes verticales sur le front de Vishnu représentent le Seigneur Vishnu lui-même et son rôle de conservateur de l’énergie dans le cosmos.
  • La demeure céleste: La marque au milieu des deux lignes verticales, souvent représentée par une feuille ou une ligne horizontale, symbolise « Vaikuntha« , la demeure céleste de Vishnu.
  • Les pieds du Seigneur: Les deux lignes verticales sont également interprétées par certains comme les pieds sacrés du Seigneur. En le représentant avec ces lignes, l’idée que Vishnu est le refuge ultime de ses dévots est soulignée.
  • Dualité et unité : Les deux lignes verticales peuvent représenter la dualité inhérente à la création : le jour et la nuit, le bien et le mal, l’homme et la femme, etc. La ligne ou la marque au milieu symbolise l’unité ou le principe transcendantal qui sous-tend et unit ces dualités.
  • Protection et grâce: En tant que marque du Seigneur, le Tilaka symbolise également sa fonction de protecteur du cosmos et sa grâce qui descend sur les dévots.
  • Conscience spirituelle: Le front est le siège du « troisième œil » ou « ajna chakra« , centre de la sagesse et de la conscience spirituelle. En portant cette marque sur son front, Vishnu souligne l’importance de la conscience spirituelle et de la connexion divine.

Garuda, le Vahana ou véhicule de Vishnu

Garuda es el vehículo o vahana del dios Vishnú.

Garuda, souvent décrit comme le roi des oiseaux, est une créature mi-homme, mi-aigle et un symbole de dévotion, de vertu et de pureté.

Pour bien comprendre la relation entre Garuda et Vishnu, il est essentiel de se pencher sur le mythe de son origine. Selon les écritures anciennes, Garuda est né des grands sages Kashyapa et Vinata. Il est né dans le but de libérer sa mère de l’esclavage en affrontant la redoutable race de serpents appelée Nāgas afin d’obtenir l’élixir d’immortalité, ou amrita. Malgré de nombreux défis et obstacles, Garuda réussit à obtenir l’amrita et, par la même occasion, gagna le respect des dieux pour sa bravoure et sa dévotion.

Vishnu lui-même, impressionné par la détermination et la puissance de Garuda, lui proposa d’exaucer un vœu. Au lieu de demander quelque chose pour lui-même, Garuda demanda à rester toujours le véhicule (vahana) de Vishnu. Cette décision reflète son humilité et sa dévotion désintéressée. À partir de ce moment, Garuda est devenu le vahana de Vishnú, portant le dieu sur son dos à travers les royaumes et les cieux, symbolisant l’union du pouvoir divin avec le devoir et la dévotion.

Vaishnavisme ou visnuisme : le culte de Vishnú

Seguidor de Vishnú con una Tilaka en la frente.

D’une manière générale, le vaishnavisme ou visnouisme est centré sur la vénération de Vishnou, l’un des dieux primordiaux de la triade hindoue, et de ses différentes incarnations, en particulier Rama et Krishna. Au fil des siècles, cette tradition a considérablement influencé la culture, la philosophie et la spiritualité de l’Inde et d’autres régions du sous-continent.

Bien qu’il soit difficile de déterminer avec précision la date d’apparition du vaishnavisme, les racines de cette tradition remontent aux anciens textes védiques. Vishnu est mentionné dans le Rigveda, mais son rôle est amplifié dans les Puranas, en particulier dans le Bhagavata Purana, où sont racontés ses avatars et les légendes qui leur sont associées.

Au fil du temps, le vaishnavisme s’est diversifié et a donné naissance à différentes sectes et écoles philosophiques. Par exemple, la tradition de Ramanuja met l’accent sur le concept de dévotion personnelle à Dieu (bhakti) et propose un modèle de relation qualitative entre l’âme individuelle et le divin. D’autre part, la tradition Gaudiya, centrée sur la figure de Chaitanya Mahaprabhu, met l’accent sur l’adoration amoureuse de Krishna et Radha.

Au cœur du vaishnavisme se trouve la croyance en Vishnu, le dieu suprême. Vishnu est conçu comme le conservateur de l’univers, et ses avatars, ou incarnations, descendent sur Terre en période de crise cosmique pour rétablir le dharma (ordre et justice). Parmi ses dix avatars principaux, appelés Dasavatara, Rama et Krishna sont particulièrement vénérés.

La dévotion (bhakti) est essentielle dans cette tradition. Par des actes d’amour, d’adoration et d’abandon, les dévots cherchent à se rapprocher de Vishnu et à atteindre la libération (moksha) du cycle des naissances et des morts. Cette dévotion s’exprime par des chants, des prières, des rituels et des festivals.

Le vaishnavisme est imprégné de rituels et de célébrations. Janmashtami, qui commémore la naissance de Krishna, et Rama Navami, l’anniversaire de la naissance de Rama, sont deux des festivals les plus populaires. Au cours de ces fêtes, les représentations théâtrales des légendes de Krishna et de Rama, les chants et les danses dévotionnels sont courants.

L’acte de chanter des mantras, en particulier le maha-mantra Hare Krishna, est au cœur de certaines traditions Vaishnava. Ce chant est censé purifier l’âme et créer un lien direct avec le divin.

Le vaishnavisme s’appuie sur un large éventail de textes. Bien que les Védas soient à la base de toute la tradition hindoue, le Vaishnavisme accorde une importance particulière aux Puranas, comme le Bhagavata Purana mentionné plus haut. Un autre texte fondamental est la Bhagavad Gita, qui fait partie de l’épopée du Mahabharata. Dans ce dialogue entre Krishna et le prince Arjuna, les principaux enseignements philosophiques et éthiques du vaishnavisme sont présentés.

Les 10 Avatars du Seigneur Vishnu

Vishnu est censé descendre sur terre sous diverses formes pour rétablir le dharma ou l’ordre cosmique lorsqu’il est menacé par le chaos et l’adharma (l’injustice). Il existe dix avatars principaux, collectivement connus sous le nom de« Dasavatara« . Décrivons brièvement chacun de ces avatars du dieu Vishnu:

Matsya

Matsya es el primer Avatar de Vishnú y es representado como un pez.

Matsya, littéralement traduit par « poisson » en sanskrit, représente le premier avatar ou incarnation de Vishnu, l’une des divinités suprêmes de l’hindouisme. Cette forme de poisson n’est pas seulement symbolique par nature, elle représente aussi l’intervention divine à des moments critiques pour préserver la sagesse et la connaissance essentielles pour l’humanité.

L’histoire de Matsya est généralement liée à la grande inondation, un récit qui a des parallèles dans de nombreuses traditions religieuses à travers le monde. Selon les textes hindous, il y eut une période où un grand cataclysme fut prédit sous la forme d’un déluge qui menaçait de détruire toute la création et d’éliminer les connaissances sacrées contenues dans les Vedas.

Sentant cette menace imminente, Vishnu prit la forme de Matsya et avertit le roi Manu, le premier homme, du déluge à venir. Il ordonne au roi de construire un bateau et d’emmener avec lui les Saptarishi, ou sept sages, ainsi que la semence de chaque espèce animale et les écritures sacrées, les Vedas. Lorsque les eaux commencèrent à monter, Matsya guida le bateau de Manu à travers la tourmente, assurant sa sécurité. Lorsque les eaux se sont retirées, Manu a pu repeupler la terre et, avec l’aide des Védas, restaurer le dharma, c’est-à-dire l’ordre et la justice dans le monde.

La représentation de Matsya ne rappelle pas seulement la destruction et le renouveau, mais aussi l’importance de préserver le savoir et la sagesse dans l’adversité. Matsya, dans son essence, symbolise la guidance divine dans les périodes d’obscurité et l’impermanence de la vie sur terre, soulignant la nature cyclique de la création et de la destruction dans l’univers hindou.

Kurma

Kurma es el segundo avatar de Vishnú y es representado como una tortuga.

Kurma, le deuxième avatar de Vishnu, comme les autres incarnations du dieu, se manifeste à un moment crucial pour rétablir l’équilibre dans le cosmos, démontrant ainsi que le divin peut prendre n’importe quelle forme, même celle d’un animal, pour préserver le dharma.

L’histoire la plus célèbre liée à Kurma est celle du « Samudra Manthan » ou barattage de l’océan de lait. Les dieux (Devas) et les démons (Asuras) décidèrent d’unir leurs forces pour baratter l’océan de lait à la recherche de l ‘ »amrita« , le nectar de l’immortalité. Pour ce faire, ils utilisèrent le mont Mandara comme baratte et le serpent Vasuki comme corde. Cependant, alors qu’ils commençaient le processus, ils se rendirent compte que le mont Mandara s’enfonçait dans l’océan.

Pour empêcher le mont Mandara de s’enfoncer et pour assurer le succès du processus, Vishnu prit la forme de la tortue Kurma et plongea dans l’océan, offrant son dos comme base stable sur laquelle reposait le mont Mandara. Grâce à l’intervention de Kurma, le mont tint bon et le barattage put se poursuivre jusqu’à ce qu’émerge enfin la précieuse amrita, accompagnée d’autres trésors divins.

L’avatar Kurma, au-delà de son récit mythologique, symbolise l’endurance et le soutien inébranlable. La nature stable et robuste de la tortue reflète l’idée qu’en période de bouleversements et de changements, des fondations solides sont nécessaires pour assurer le succès. En outre, Kurma représente le sacrifice divin et l’engagement de Vishnu à maintenir l’harmonie cosmique et à aider à la réalisation d’objectifs justes, même si cela nécessite de prendre des formes humbles ou inhabituelles.

Varaha

Varaha es el tercer avatar de Vishnú en la mitología.

Le mythe de Varaha est intrinsèquement lié au démon Hiranyaksha. Ce démon puissant et ambitieux, grâce à sa pénitence, acquit de formidables pouvoirs et décida d’immerger la Terre, personnifiée par la déesse Prithvi, dans les eaux primordiales du cosmos. Cet acte symbolique représentait non seulement un enlèvement physique de la Terre, mais aussi une déviation de l’ordre et de la justice cosmiques.

Pour combattre cette perturbation et sauver la déesse Prithvi, Vishnu prit la forme de Varaha, le sanglier. Varaha plongea dans les eaux cosmiques et lutta férocement contre Hiranyaksha. Après une bataille épique, Varaha tua le démon avec ses défenses et souleva la Terre, lui redonnant sa place originelle dans l’univers avec Prithvi en sécurité dans ses défenses.

Au-delà de l’action et du drame, l’avatar de Varaha symbolise la restauration et le renouveau. La forme du sanglier, animal connu pour sa capacité à creuser et à découvrir ce qui est caché, est emblématique de l’effort divin pour déterrer la vérité et le dharma des profondeurs de l’obscurité et de l’adversité.

Narasimha

Narasimha es el cuarto avatar de Vishnú y toma forma de león.

L’histoire de Narasimha est centrée sur le démon Hiranyakashipu qui, par d’intenses austérités, obtint une bénédiction spéciale de Brahmā. Cette bénédiction stipulait qu’il ne pouvait être tué ni le jour ni la nuit, ni à l’intérieur ni à l’extérieur d’un bâtiment, ni au ciel ni sur terre, ni par un humain ni par un animal. Armé de cette bénédiction, Hiranyakashipu devint tyrannique, exigeant que tous l’adorent comme le seul dieu.

Cependant, son propre fils, Prahlada, resta inébranlable dans sa dévotion à Vishnu. Malgré les tentatives d’Hiranyakashipu de persuader, de menacer et finalement d’essayer de tuer Prahlada, le jeune homme resta inébranlable dans sa foi. Furieux de la dévotion de Prahlada envers Vishnu et après une tentative particulièrement vicieuse d’assassiner son fils, le pilier voisin se brisa et Narasimha en émergea.

Narasimha, qui n’était ni tout à fait un homme ni tout à fait un animal, attaqua Hiranyakashipu au crépuscule (ni jour ni nuit) au seuil de son palais (ni à l’intérieur ni à l’extérieur), le mit à genoux (ni au ciel ni sur terre) et le déchira avec ses griffes.

Vamana

Vamana es un brahman enano y quinta reencarnación de Vishnú.

Contrairement aux incarnations précédentes, qui ont pris des formes épiques et férocement puissantes pour faire face à l’adversité, Vamana, un brahmane nain, symbolise la grandeur qui peut résider dans l’humilité.

L’histoire de Vamana tourne autour du roi démon Bali, qui, par sa puissance et sa miséricorde, avait réussi à dominer les trois mondes : le ciel, la terre et le monde souterrain. Bien que Bali soit juste et généreux, sa domination sur le ciel a déséquilibré l’ordre cosmique, puisque les Devas (dieux) ont été déplacés de leur demeure.

Pour corriger ce déséquilibre, Vishnú prit la forme de Vamana. Il apparut à Bali sous la forme d’un jeune brahmane nain, muni d’un parapluie et d’un bol à mendier. Reconnaissant Vamana comme un vénérable brahmane, Bali lui offrit tout ce qu’il demandait. Vamana, dans son humble requête, ne demanda que trois pas de terre.

Lorsque Bali accepta, Vamana commença à s’étendre jusqu’à atteindre une taille cosmique. Avec le premier pas, il couvrit la terre entière ; avec le deuxième, le ciel ; et n’ayant nulle part où placer le troisième pas, Bali, dans un acte d’humilité et de reconnaissance de son destin, offrit sa propre tête. Vamana la plaça alors dans le monde souterrain, symbolisant non seulement sa défaite, mais aussi sa libération et son élévation spirituelle.

L’histoire de Vamana nous apprend qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une forme grandiose pour accomplir des exploits grandioses. Elle symbolise l’immensité du cosmos, le pouvoir du divin sous toutes ses formes et, peut-être plus important encore, la vertu du respect des promesses et l’inévitabilité du dharma dans le rétablissement de l’ordre cosmique.

Parashurama

Parashurama es un gran guerrero. Sexto avatar de lord Vishnú.

Alors que d’autres manifestations de Vishnú sont apparues pour faire face à des menaces spécifiques ou restaurer le dharma dans des circonstances extraordinaires, Parashurama est né sur terre en tant que brahmane avec une mission spécifique : affronter et corriger la tyrannie de la classe des guerriers, les kshatriyas.

Le nom « Parashurama » se traduit par « Rama à la hache« , et c’est précisément cette hache, offerte par le dieu Shiva, qui devient l’instrument de sa justice. Fils du sage Jamadagni et de Renuka, il fait preuve dès son plus jeune âge de compétences et d’aptitudes extraordinaires.

L’inimitié de Parashurama envers les kshatriyas commença lorsque le roi Kartavirya Arjuna vola la vache de son père, Kamadhenu . Il ne s’agissait pas d’une vache ordinaire, mais d’une vache divine capable d’exaucer tous les souhaits. Furieux de cet acte et du meurtre de son père par le même roi, Parashurama jura de se venger. Il entreprit une série de campagnes contre les Kshatriyas et, selon certaines sources, il parcourut le pays vingt-et-une fois, éradiquant la tyrannie des Kshatriyas et rétablissant la justice.

Ce qui rend Parashurama particulièrement intéressant, c’est sa dualité : en tant que brahmane, caste traditionnellement associée à l’apprentissage et à la non-violence, il devient un guerrier invincible. Cependant, malgré sa colère et sa mission violente, il est aussi un érudit et un enseignant, transmettant son savoir et ses techniques aux futurs guerriers et rois, dont le célèbre Bhishma de l’épopée du Mahabharata.

Rama

Rama es el séptimo avatar de Vishnú y una de sus encarnaciones más veneradas.

Rama, le septième avatar de Vishnu, est l’une des incarnations les plus célèbres et les plus vénérées de la tradition hindoue. Sa vie et ses aventures sont racontées en détail dans le « Ramayana« , écrit par le sage Valmiki. Rama, au-delà d’une simple manifestation divine, est un symbole de vertu, de droiture et de dharma.

Né dans la ville d’Ayodhya en tant que prince héritier du roi Dasharatha, Rama est présenté dès son plus jeune âge comme un individu aux capacités exceptionnelles et au caractère irréprochable. Bien qu’il soit évident qu’il était destiné à devenir roi, le destin avait d’autres plans pour lui. À cause d’intrigues de palais et de promesses passées, Rama est exilé dans la forêt pendant 14 ans. Accompagné de sa femme Sita et de son frère Lakshmana, Rama accepte ce destin avec grâce et résignation, démontrant ainsi son engagement inébranlable envers le dharma et l’honneur.

La plus grande épreuve de Rama survient lorsque Sita est enlevée par le roi démon Ravana. Il s’ensuivit une quête et une bataille épiques au cours desquelles Rama, avec l’aide de son fidèle Hanuman et d’une armée de singes, combattit Ravana et finit par le vaincre, sauvant ainsi Sita.

Rama n’est pas seulement une figure héroïque en raison de ses exploits sur le champ de bataille, mais aussi en raison de son caractère et de sa vertu. Il est un modèle de fils, de frère, d’époux et de roi. Sa vie soulève de profondes questions sur le devoir, la justice et la moralité.

Krishna

Krishna es el avatar más querido del señor Vishnú.

Comme Rama, Krishna, le huitième avatar de Vishnu, est l’une des incarnations les plus aimées et les plus vénérées de l’hindouisme.

Contrairement à d’autres avatars qui ont endossé des rôles spécifiques pour relever des défis cosmiques, Krishna a joué de multiples rôles tout au long de sa vie : un enfant espiègle bien-aimé, un adolescent charmant jouant de la flûte, un amant passionné, et enfin un sage guerrier et conseiller.

L’histoire commence à Mathura, où le roi Kamsa est informé par une voix céleste que le huitième fils de sa sœur Devaki sera la cause de sa mort. Tourmenté par la peur, Kamsa emprisonne Devaki et son mari Vasudeva, et tue leurs fils l’un après l’autre. Cependant, à la naissance de Krishna, par une nuit sombre et orageuse, un miracle se produisit : les chaînes qui liaient Vasudeva se brisèrent et les portes de la prison s’ouvrirent d’elles-mêmes. Vishnu, dans une vision, ordonna à Vasudeva d’emmener le nouveau-né Krishna à Gokul et de l’échanger contre la fille nouveau-née de Nanda et Yashoda.

Dans un acte de bravoure, Vasudeva porta l’enfant Krishna dans un panier et traversa la rivière Yamuna qui, à l’époque, faisait rage à cause de la tempête. On dit que le serpent divin Sheshnaga protégea Krishna avec son capuchon pendant que Vasudeva traversait la rivière. Arrivé à Gokul, Vasudeva procéda à l’échange des bébés et retourna à la prison avec la jeune fille.

Le lendemain, Kamsa tenta de tuer le bébé, pensant qu’il s’agissait du huitième enfant de Devaki. Cependant, la jeune fille s’éleva au ciel et se transforma en la déesse Yogamaya, avertissant Kamsa de son destin inévitable.

À Gokul et plus tard à Vrindavan, les pitreries enfantines de Krishna et ses talents de joueur de flûte ont fait le bonheur de tous. Ses histoires avec les « gopis » (bergères), en particulier Radha, sont considérées non seulement comme des histoires d’amour romantique, mais aussi comme des allégories de l’amour dévotionnel entre l’âme humaine et le divin.

Cependant, le rôle le plus important de Krishna se révèle sur le champ de bataille de Kurukshetra, comme le raconte l’épopée du Mahabharata. En tant qu’aurige et conseiller d’Arjuna, l’un des princes Pandava, Krishna livre la Bhagavad Gita, un dialogue spirituel qui aborde de profonds dilemmes éthiques et philosophiques. La Gita, dont Krishna est l’orateur, est devenue l’un des textes les plus vénérés et les plus étudiés de la philosophie hindoue.

Bouddha

Siddharta Gautama el Buda, fundador del budismo.

Le Bouddha, généralement associé à la naissance du bouddhisme, est souvent considéré par diverses traditions de l’hindouisme comme la neuvième incarnation de Vishnu.

Bouddha, ou Siddhartha Gautama, est né prince dans le royaume de Shakya à Lumbini (actuel Népal). Dès sa naissance, on prophétisait qu’il deviendrait un grand roi ou un renonçant spirituel. Ses débuts au palais sont marqués par le luxe et le plaisir, mais une série de rencontres avec la vieillesse, la maladie et la mort l’amènent à une profonde introspection sur la souffrance humaine. Abandonnant sa vie princière, il entreprend un voyage à la recherche de la vérité et de l’illumination. Après des années de méditation et d’ascétisme, il atteint l’illumination sous l’arbre Bodhi à Bodh Gaya.

Du point de vue hindou, l’incarnation du Bouddha peut être considérée comme une réponse divine au déclin spirituel et moral de la société. On dit que Vishnu, voyant le déclin du dharma et la montée des rituels et des sacrifices sans véritable compréhension spirituelle, s’est incarné en Bouddha pour guider l’humanité sur la voie de la compréhension, de la compassion et de la réalisation de soi. Son enseignement était basé sur les quatre nobles vérités et le noble sentier octuple, mettant l’accent sur le détachement, l’éthique et la méditation.

Bien que le bouddhisme et l’hindouisme aient suivi des voies différentes, l’inclusion de Bouddha en tant qu’avatar de Vishnu témoigne d’une tentative d’intégration et de reconnaissance. Elle témoigne du respect de l’hindouisme pour les enseignements bouddhistes et de la profonde interconnexion entre ces deux grandes traditions spirituelles de l’Inde.

Kalki

Kalki es el décimo avatar del dios Vishnú que llegará en la Kali Yuga.

Dans la cosmologie hindoue, le concept de temps est cyclique. L’univers est censé traverser une série d’âges ou « yugas« , dont chacun représente une descente progressive dans la moralité et le dharma (droiture). Actuellement, selon cette tradition, nous vivons dans le Kali Yuga, la période la plus sombre, caractérisée par la décadence, la corruption et le détournement de la vérité spirituelle. C’est ici qu’apparaît la prophétie de Kalki, le dixième et dernier avatar de Vishnu.

Kalki, souvent représenté chevauchant un cheval blanc et brandissant une épée flamboyante, est le futur guerrier-avatar qui est censé venir à la fin du Kali Yuga pour détruire le mal, purifier le monde et restaurer le dharma. Son arrivée marquera non seulement la fin de cette ère, mais initiera également un nouveau cycle, qui recommencera avec le Satya Yuga, une ère de vérité et de droiture.

Ce qui distingue Kalki des autres avatars, c’est qu’il est unique parce qu’il n’est pas encore arrivé. Son récit est basé sur l’anticipation et la promesse d’un renouveau futur. Cette attente d’un sauveur divin est un thème récurrent dans de nombreuses religions, reflétant l’espoir humain universel d’une rédemption et d’un nouveau départ.

La prophétie de Kalki, présente dans des textes tels que le Bhagavata Purana et le Garuda Purana, offre une perspective optimiste sur l’avenir : quelle que soit la noirceur de l’époque dans laquelle nous vivons, il existe une promesse de renouveau et de retour à la justice. Cet espoir de rétablissement de l’équilibre cosmique souligne la croyance hindoue dans le jeu éternel de la création, de la préservation et de la destruction, et dans le rôle irremplaçable du divin dans la guidance et la protection de l’humanité.

Mantras de Vishnu

Il existe un grand nombre de mantras dédiés à Vishnu et à ses différents avatars, en particulier Krishna. Nous détaillons ci-dessous quelques-uns de ces mantras et leur signification :

Om Namo Bhagavate Bhagavate Vasudevaya

« Om Namo BhagavateVasudevaya » est l’un des mantras les plus populaires de l’hindouisme, en particulier parmi les fidèles du Seigneur Vishnu et de ses incarnations. Il est largement utilisé pour la méditation, le culte et la dévotion.

  • Om: C’est le son primordial, le son universel de l’être ou la source de tout ce qui existe. Il symbolise le suprême et le sacré.
  • Namo: Il s’agit d’une expression sanskrite signifiant « je m’incline » ou « révérence ».
  • Bhagavate: Ce terme peut être traduit pa r« Divin » ou « Seigneur« . Il s’agit d’une façon de s’adresser à l’aspect suprême ou divin.
  • Vasudevaya:« Vasudeva » est un autre nom pour le Seigneur Krishna, qui est une incarnation de Vishnu.« Vasudeva » est également le nom du père de Krishna, mais dans ce contexte, il se réfère à Krishna lui-même.

Par conséquent, dans son ensemble, le mantra « Om Namo Bhagavate Bhagavate Vasudevaya » peut être traduit approximativement par « Je m’incline devant le divin Seigneur Krishna » ou « Om, révérence au Seigneur Vasudeva« .

Vishnu Gayatri Mantra

Le Gayatri Mantra est l’un des mantras les plus anciens et les plus puissants de l’hindouisme. Il était à l’origine dédié à Savitar, le dieu du soleil. Cependant, au fil du temps, des versions du Gayatri Mantra ont été adaptées pour vénérer diverses divinités du panthéon hindou, dont Vishnu. Le Gayatri Mantra dédié à Vishnu est connu sous le nom de « Vishnu Gayatri Mantra« .

Voici les paroles du Vishnu Gayatri Mantra :

Om Narayanaya Vidmahe

Vasudevaya Dhimahi

Tanno Vishnu Prachodayat

Voici la traduction approximative de chacune des parties du Vishnu Gayatri Mantra :

  • Om: C’est le son primordial, la vibration universelle qui représente l’absolu et l’infini. C’est le début et la fin, le tout en tout.
  • Narayanaya Vidmahe:« Narayana » est un autre nom de Vishnu,« Vidmahe » signifie « nous comprenons » ou « nous comprenons« . Ensemble, ces mots signifient « Nous comprenons la nature divine de Narayana ».
  • Vasudevaya Dhimahi:« Vasudeva » est un autre nom qui désigne à la fois le Seigneur Krishna et le Seigneur Vishnu.« Dhimahi » signifie« nous méditons« . Cette partie peut donc être traduite par « Nous méditons sur Vasudeva« .
  • Tanno Vishnu Prachodayat:  » Tanno » signifie « celui-là » ou « celui« .  » Vishnu est le dieu préservateur de la triade hindoue. Prachodayat signifie « peut inspirer » ou « éclairer« . Par conséquent, cette partie se traduit approximativement par « Que Vishnu inspire ou éclaire notre esprit et notre compréhension« 

L’essence de ce mantra est de rechercher l’illumination, la sagesse et la compréhension par la méditation sur le Seigneur Vishnu. Les dévots le récitent avec foi et dévotion afin d’obtenir les bénédictions de Vishnu et de parvenir à la paix, à la protection et à la clarté dans leur vie.

Vaikuntha Ekadashi

Vaikuntha Ekadashi occupe une place particulière dans le cœur des dévots du Seigneur Vishnu. Ce n’est pas seulement un jour de jeûne et de culte, mais aussi un voyage vers la réalisation spirituelle et la poursuite de moksha (libération).

Le terme « Ekadashi » désigne le onzième jour d’une quinzaine dans le calendrier hindou. Il y a 24 Ekadashis par an, mais le Vaikuntha Ekadashi, qui a lieu pendant le mois de Margazhi (décembre-janvier), est considéré comme le plus propice. Vaikuntha est le royaume céleste du Seigneur Vishnu, et l’on croit que les portes de ce royaume s’ouvrent ce jour-là, offrant aux dévots une occasion directe d’atteindre la libération.

Plusieurs légendes sont associées à Vaikuntha Ekadashi, toutes profondément enracinées dans les écritures hindoues. L’une des plus populaires est celle du démon Muran, qui représentait une menace même pour les dieux. Vishnu s’est engagé dans une bataille féroce contre lui et, pendant le combat, s’est retiré dans une grotte appelée « Himavati » à Badrikashrama pour se reposer. C’est alors que Muran tenta de blesser le Seigneur Vishnu pendant son sommeil. À ce moment crucial, une demoiselle divine émergea du corps de Vishnu et décapita Muran. Reconnaissant, Vishnu lui donna le nom d ‘ »Ekadashi » et lui conféra le pouvoir d’absoudre les péchés. C’est pourquoi l’on pense que jeûner ce jour-là peut purifier l’âme et la libérer de l’esclavage du cycle de la naissance et de la mort.

Le jour de Vaikuntha Ekadashi, les temples dédiés à Vishnu, en particulier dans le sud de l’Inde, connaissent un afflux massif de fidèles. Dans de nombreux temples, comme le célèbre temple Srirangam Ranganathaswamy, une porte spéciale appelée « Vaikuntha Dwaram » n’est ouverte que ce jour-là, symbolisant l’entrée au paradis. Le passage de cette porte est un acte hautement méritoire et est censé garantir le salut.

Les fidèles observent un jeûne rigoureux, s’abstenant de consommer des céréales et des légumes secs. Ils passent la journée à réciter des mantras, à chanter des bhajans et à écouter les gloires de Vishnu. La lecture de la « Bhagavad Gita« , qui est le dialogue entre le prince Arjuna et le seigneur Krishna (une incarnation de Vishnu) sur le champ de bataille de Kurukshetra, est une pratique courante ce jour-là.

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